Test dépendance affective : 20 questions pour savoir si vous aimez ou si vous avez peur
Peut-être que vous avez annule un diner avec des amis « au cas ou » il où elle serait disponible. Peut-être que vous etes simplement fatigue(e) de cette boule au ventre permanente.
Ce test est conçu pour vous aider a y voir plus clair. Il ne remplace en aucun cas un diagnostic professionnel, mais il vous donnera une première indication fiable de votre niveau de dépendance affective, basée sur les critères utilises en psychologie clinique et en TCC.
A retenir : Ce test est un outil d’auto-évaluation indicatif. Il ne constitue pas un diagnostic. Si vos résultats vous préoccupént, un entretien avec un psychopraticien forme aux TCC permettra d’affiner l’évaluation et de définir un accompagnement adapté.
Comment fonctionne ce test
Le principe
20 questions couvrant les cinq dimensions principales de la dépendance affective : la peur de l’abandon, le besoin de validation, le sacrifice de soi, la tolérance à la solitude et les schémas répétitifs. Ces dimensions correspondent aux marqueurs cliniques les plus fiables identifies dans la recherche sur l’attachement insecure et les schémas précoces de Young.
Le scoring
Pour chaque question, vous attribuez une note de 0 a 3 selon la frequence a laquelle la situation vous correspond :
- 0 = Jamais ou rarement
- 1 = Parfois (une a deux fois par mois)
- 2 = Souvent (plusieurs fois par semaine)
- 3 = Presque toujours (quotidiennement)
Les conditions optimales
Repondez seul(e), dans un moment calme, en pensant a votre fonctionnement général au cours des trois derniers mois (pas uniquement la dernière semaine). Si vous etes en début de relation, vos réponses peuvent être amplifiees par l’intensite de la phase de cristallisation — c’est normal. Privilegiez une vision globale de vos schémas relationnels récurrents.
Les 20 questions
Dimension 1 — Peur de l’abandon (questions 1 a 5)
Question 1. Quand mon/ma partenaire ne répond pas à un message dans l’heure, je ressens une anxiété disproportionnee (boule au ventre, scénarios catastrophes, besoin de vérifier mon téléphone). Question 2. L’idée que mon/ma partenaire pourrait me quitter me provoque une terreur qui va au-dela de la simple tristesse — c’est un sentiment de vide existentiel. Question 3. Je suis constamment en alerte face aux signes qui pourraient indiquer un désengagement de l’autre : un ton un peu sec, un regard absent, un « je suis fatigue(e) ». Question 4. J’ai déjà accepte d’être traite(e) de manière irrespectueuse ou négligente plutot que de risquer la rupture. Question 5. Après une dispute, même mineure, je suis envahi(e) par la peur que ce soit « le début de la fin » et je cherche immédiatement a réparer le lien.Dimension 2 — Besoin de validation (questions 6 a 9)
Question 6. J’ai besoin que l’autre me dise régulièrement qu’il/elle m’aime pour me sentir en sécurité. Les gestes et les preuves indirectes ne suffisent pas — il me faut les mots. Question 7. Mon humeur dépend fortement de l’attitude de mon/ma partenaire. S’il/elle est distant(e), ma journée est fichue. S’il/elle est tendre, tout va bien. Question 8. Je cherche souvent l’approbation de l’autre avant de prendre une décision, même pour des choix mineurs (quoi manger, quoi porter, quelle serie regarder). Question 9. Quand je recois un compliment de mon/ma partenaire, le soulagement dure peu. Très vite, le doute revient : « est-ce qu’il/elle le pensait vraiment ? »Dimension 3 — Sacrifice de soi (questions 10 a 13)
Question 10. J’ai renonce à des activités, des amis ou des projets personnels pour être plus disponible pour l’autre, même sans qu’il/elle me le demande. Question 11. Je dis souvent oui quand je pense non, par peur que l’expression de mon désaccord provoque un conflit ou un éloignement. Question 12. J’ai tendance a anticiper les besoins de l’autre et a m’y adapter avant même qu’il/elle les exprimé, parfois au detriment de mes propres envies. Question 13. Quand je fais quelque chose pour moi (une sortie, un moment seul(e), un plaisir personnel), je ressens de la culpabilité, comme si je « volais » du temps à la relation.Dimension 4 — Tolérance à la solitude (questions 14 a 17)
Question 14. L’idée de passer un week-end entier seul(e) me provoque plus d’angoisse que d’enthousiasme. Question 15. En dehors de ma relation amoureuse, j’ai du mal a identifier ce qui me définit, ce qui me passionne, ce qui me rend unique. Question 16. Après une rupture, j’ai tendance a me précipiter dans une nouvelle relation plutot que de traverser la phase de deuil seul(e). Question 17. Quand je suis seul(e), je me sens incomplet(e), comme s’il me manquait un morceau essentiel pour fonctionner normalement.Dimension 5 — Schémas répétitifs (questions 18 a 20)
Question 18. Je constaté que mes relations amoureuses suivent un schéma similaire : début fusionnel, montee de l’anxiété, crises, et souvent une fin douloureuse. Question 19. J’ai tendance a être attire(e) par des personnes émotionnellement indisponibles, distantes ou imprevissibles — et a me désintéresser des personnes stables et securisantes. Question 20. En regardant mon histoire relationnelle dans son ensemble, je reconnais que le partenaire change mais que ma souffrance reste la même.Interprétation de votre score
Calculez votre total
Additionnez vos 20 réponses. Le score minimal est 0, le score maximal est 60.
Grille d’interprétation
Score de 0 a 15 : Dépendance affective faibleVotre fonctionnement relationnel semble globalement sain. Vous etes capable d’intimité sans fusionner, de solitude sans paniquer, et d’exprimer vos besoins sans mendicite émotionnelle. Les fluctuations ponctuelles (un peu d’anxiété en début de relation, un besoin de reassurance en période de stress) sont normales et ne relevent pas de la dépendance affective. Continuez a cultiver votre équilibre.
Score de 16 a 30 : Dépendance affective modéréeCertains schémas de dépendance sont presents et meritent votre attention. Vous n’etes pas dans une situation de souffrance extreme, mais vous reconnaissez des comportements qui vous limitent : une tendance à vous oublier dans la relation, une sensibilité accrue aux signaux de l’autre, une difficulté a être pleinement épanoui(e) seul(e).
C’est le moment idéal pour agir, avant que ces schémas ne s’intensifient. Un travail en TCC de quelques mois peut suffire a desamorcer ces automatismes.
Score de 31 a 45 : Dépendance affective élevéeVotre score indique une dépendance affective significative qui a probablement un impact concret sur votre quotidien : relations chaotiques, anxiété relationnelle envahissante, perte d’identité dans le couple, difficulté a poser des limites. Ces schémas ne sont pas une fatalite — ils sont le reflet d’un apprentissage relationnel précoce qui peut être reprogramme. Un accompagnement thérapeutique structure est fortement recommande.
Score de 46 a 60 : Dépendance affective sévèreVotre fonctionnement relationnel est actuellement source d’une souffrance importante. La dépendance affective à ce niveau impacte probablement tous les domaines de votre vie : couple, amities, travail, estime de soi.
Il est essentiel de ne pas rester seul(e) face à cette situation. Un psychopraticien forme aux TCC peut vous accompagner dans un protocole structure pour reprendre le contrôle de votre vie relationnelle.
A retenir : Quel que soit votre score, il ne vous définit pas. Il photographie un fonctionnement actuel, pas une identité. La dépendance affective se travaille, se transforme et se dépassé. Ce test est une première étape de prise de conscience — la suite, c’est vous qui la decidez.
Comprendre vos dimensions les plus élevées
Au-dela du score global, regardez ou se concentrent vos points les plus élevés.
Si la dimension « Peur de l’abandon » domine (questions 1-5)
Votre schéma central est probablement lie à un attachement anxieux forme dans l’enfance. Votre système d’alarme interne est hyperactif : il détecté des menaces d’abandon la où il n’y en a pas. C’est la dimension la plus directement liée à la theorie de l’attachement de Bowlby.
Si la dimension « Besoin de validation » domine (questions 6-9)
Votre estime de soi est probablement conditionnelle — elle dépend du regard de l’autre. Ce schéma est souvent associe à une enfance ou l’amour était donne en échange de performance, de conformite ou de « sagesse ». Le travail thérapeutique visera a construire une estime de soi inconditionnelle.
Si la dimension « Sacrifice de soi » domine (questions 10-13)
Vous etes probablement dans un schéma d’abnegation (schéma de Young). Vous avez appris très tôt que votre rôle était de prendre soin des autres, pas de vous-même. Ce schéma peut être le terreau de la co-dépendance et de l’épuisement relationnel.
Si la dimension « Tolérance à la solitude » domine (questions 14-17)
Votre identité est probablement fusionnée avec celle de vos partenaires successifs. La solitude n’est pas vécue comme un espace de liberte mais comme un vide insupportable. Le travail thérapeutique incluera la reconstruction d’une identité individuelle solide.
Si la dimension « Schémas répétitifs » domine (questions 18-20)
Vous avez clairement identifié le pattern. C’est en réalité une excellente nouvelle : la conscience du schéma est le premier levier du changement. La question n’est plus « est-ce que j’ai un problème ? » mais « est-ce que je suis prêt(e) a travailler dessus ? ».
Et après ce test ?
Ce test est un outil de sensibilisation, pas une finalite. Si vos résultats vous interpellent, trois pistes s’offrent à vous :
1. Approfondir votre comprehension. Notre article pilier sur la dépendance affective explore en détail les mécanismes, les causes et le protocole TCC en 6 étapes pour s’en libérer. 2. Faire le quiz interactif. Notre quiz interactif vous propose une version dynamique de ce test avec scoring automatique et interprétation détaillée. 3. Consulter un professionnel. Si votre score dépassé 30, un accompagnement thérapeutique est recommande. Un psychopraticien forme aux TCC pourra affiner l’évaluation, identifier les schémas précoces en jeu et construire avec vous un plan d’action concret.Vous vous reconnaissez dans ce test et vous souhaitez passer a l’action ? Gildas Garrec, psychopraticien TCC a Nantes, propose un accompagnement structure pour sortir de la dépendance affective. Le Programme Liberte (deconstruire les schémas de dépendance) et le Programme Silence (apprivoiser la solitude) sont spécifiquement concus pour cette problématique. Prendre rendez-vous pour une première consultation
Sources et références :** – Bowlby, J. (1969). Attachment and Loss, Vol. 1: Attachment. Basic Books.
– Young, J. E., Klosko, J. S., & Weishaar, M. E. (2003). Schéma Therapy: A Practitioner’s Guide. Guilford Press.
–**
Bartholomew, K., & Horowitz, L. M. (1991). Attachment Styles Among Young Adults. Journal of Personality and Social Psychology, 61(2), 226-244.– Sirvent, C., & Moral, M. V. (2018). Émotional Dépendency Construct: Psychometric Properties. Clinical and Health Psychology, 18(2), 25-36.
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